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Laurie-Eve Langlois
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Chroniques d’une infirmière nordique

Les récents mouvements de solidarité suivant la tragédie de la petite Rosalie me réconforte en tant que personne qui se décourage parfois de l’égocentrisme de notre société. Les #jesuisrosalie, les lettres d’opinions, le discours de la ministre Charlebois, la médiatisation de l’événement et les appuis provenant de tout le Québec me sécurisent et apaisent mes pensées parfois un peu négatives que j’ai envers notre tendance anti-altruiste du « je-me-moi ».

Sans l’ombre d’un doute, toutes ces manifestations de masse ont raison d’être, et j’implore notre société de toujours crier pour ceux qui n’ont plus de voix, de se tenir à poings serrés dans l’incompréhension et de remplacer l’indifférence par plus de sensibilité.

Un drame est un drame, aucun ne peut être moins pire qu’un autre. Notre responsabilité est de s’en indigner et de continuer d’être #jesuisrosalie. Ces mêmes mouvements de solidarité me ramènent à une réalité qui m’est beaucoup trop proche pour l’ignorer. La réalité qu’ici, au Nunavik, on effleure à peine la couverture médiatique de ce genre de drames qui s’accumulent en statistiques et très peu en réelles préoccupations.

La ministre de la Protection de la jeunesse crie avec vigueur et conviction que la lumière doit être faite sur toutes les circonstances entourant ce drame, en ne négligeant aucun petit détail, pour ainsi donner une voix à la petite Rosalie, pour faire de la prévention, et que justice soit faite. Elle a raison, parce que la violence et la détresse se sont attaquées à l’innocence et la naïveté…

Les décès d’enfants inuits dans des circonstances obscures, il y en a des tonnes. Pour plusieurs d’entre eux, la lumière n’aura ou ne sera jamais fait. Les ressources manquent, l’argent aussi et les cries du cœur des communautés se perdre dans les kilomètres de toundra qui les séparent du Québécois moyen. Parler du Nord, de son beau ou de ses drames, ça dérange et ça rassemble peu de gens. On s’intéresse à la réalité des Inuits  avec un regard détaché comme si elle ne faisait pas partie de nous.

Bien malgré nous, l’ignorance nous rattrape et on se donne le droit de ne pas accorder le même ressenti envers nos voisins du Nord. Ce #jesuisrosalie devrait se perpétuer jusqu’ici et nous contaminer positivement dans notre solidarité de peuple québécois, Inuit ou non, pour que tous les enfants dont les circonstances des décès encore à ce jour trop nébuleuses, aient aussi une voix et un droit de justice.

One comment on “Chronique #30 : Ici aussi, un vent de solidarité ?

  1. Johanne Asselin dit :

    Ton article d’écrit très bien la réalité,merci de nous le faire réaliser,bravo pour ta chronique très bien écrit xxx

    J'aime

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